PrEsEnTaTiOn..

PrEsEnTaTiOn..
SUPERFICIE: 10 452 km2

POPULATION: 3,78 millions d'habitants en 2004.

CAPITALE: Beyrouth.

STATUT: Liban, officiellement République libanaise parlementaire (en arabe, alLubnaniya),

SITUATION GEOGRAPHIQUE: pays du ProcheOrient, bordé à l'ouest par la mer Méditerranée, dont les frontières communiquent avec la Syrie et Israël.

VILLES PRINCIPALES: Tripoli (350 000 habitants) et Saïda (200 000 habitants), l'antique Sidon, sont à la fois des ports importants et des terminaux d'oléoducs. Sour, l'ancienne cité phénicienne de Tyr (100 000 habitants) est un marché agricole.

LANGUES: L'arabe est la langue officielle du Liban. L'utilisation du français demeure courante, notamment dans la communauté maronite, de même que celle de l'anglais, privilégiée dans les échanges commerciaux. Les Arméniens (voir Arménien, langue) et les Kurdes ont conservé leurs langues.

RELIGION: islam,chrétiens-maronites

INDICATIF TELEPHONIQUE: 00 961

Articles constitutionnels (langue): art 11 de la Constitution modifiée en 1990

Lois linguistiques: décrets nos 9099 et 9100 du 8 janvier 1968; décrets nos 2150 et 2151 du 6 novembre 1971; Plan de restructuration du système éducatif de 1994.

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 18:47

Modifié le mardi 24 juillet 2007 14:49

ByBlOs..

ByBlOs..
"La plus vieille ville du monde" au dire de Philon de Byblos (2ème s. ap. J.C.). Intéressante aussi par le fait qu'elle a été habitée sans interruption depuis au moins le 8iéme millénaire écoulé. Elle offre, de plus, dans le même site, les vestiges étalés de toutes les époques: Le néolithique, le cananéen, phénicien, égyptien, mésopotamien, greco-romain, byzantin, omeyade, franque, ottoman et mandat français.

Elle offre, ainsi, enchevêtrés ou étalés, des aspects de l'évolution de la civilisation qui aboutissent à la nôtre: l'implantation d'un village primitif avec ses huttes de pêcheurs ou de chasseurs; puis la sédentarisation et la construction de quartiers urbanistiques; puis l'expansion commerciale et les relations maritimes avec tous les pays du bassin oriental de la Méditerranée, surtout avec l'Egypte; puis les différentes vassalisations par les empires mésopotamiens, grec, romain et arabe...

C'est en elle que fut inventé l'alphabet occidental consonantique et que se développa l'art du livre au départ du traitement du papyrus égyptien: Byblos a donné le nom Bible, bibliothèque, bibliophile, bibliographie... .Le premier témoignage de l'écriture alphabétique vient de l'épitaphe du tombeau du roi Ahiram de Byblos (13ème s. av. J.C.).

Ce sont ses ingénieurs et artisans qui furent appelés à construire le temple de Jérusalem sous Salomon (950 av. J.C.). Leurs cultes et leurs propres temples au Dieu Baal (le Seigneur du Ciel et de la terre.) et de sa parèdre: la Dame de Byblos (Ischtar, la déesse de la fécondité) étaient célèbres dans tout l'Orient méditerranéen, au dire du célèbre voyageur Lucien de Samosaté (2ème s. ap. J.C.).

On peut toujours admirer "in situ" le château-fort du Francs (bâti par les Gênois en 1108), la muraille de 300 m. sur 200 entourant la ville médiévale; l'église romane de Saint Jean, au coeur de la ville, bâtie en 1115; l'église byzantine du 5ème s. au dessus du port; le petit port lui-même dont le goulet d'entrée est surmonté d'un fortin; les restes du formidable rempart phénicien, à redents et glacis, datant du 3ème millénaire av. J.C.; ceux d'un théatre romain déplacé face à la mer; les impréssionnants hypogées et saccophages des rois du 2ème millénaire av. J.C.; des colonnades le long des voies romaines... . Ajouter à cela le trés curieux musée des poissons fossiles de la région datant de 100 à 200 millions d'années,... Vraiment Jbeil-Byblos, chef-lieu du Qa'em makam, a bien mérité l'attention des historiens, des chercheurs, des touristes et des plaisanciers qu'elle attire constamment.

# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:19

Modifié le mardi 24 juillet 2007 14:47

SoUr ..7abibet albé

SoUr ..7abibet albé
"Ce rien s'appelle Tyr et c'est quelque chose"; c'est ainsi que s'exprimait un voyageur du XIXème siècle, qui désireux de se rendre à Tyr, s'entendit dire qu'il n'y avait rien de visible. Aujourd'hui, au contraire, les fouilles y sont particulièrement actives, donnant à Tyr l'importance qu'elle mérite. Trois chantiers sont accessibles au public: La ville antique, la nécropole et l'église des Croisés.

Si ce sont surtout les vestiges de l'Empire Romain que nous voyons aujourd'hui, Tyr n'avait pas attendu cet Empire pour se faire connaître. Dès la plus haute antiquité phénicienne, elle connut la gloire.

Fondée en 2750 av. J.C. sur une série d'ilôt rocheux, elle prit une extension telle que, au Xème siècle, son roi Hiram en fit une seule grande île en en comblant les lagunes. C'était l'époque où Salomon construisait son Temple, et c'est à Hiram qu'il s'était adressé pour que celui-ci lui envoyât ses architectes et ses maçons réputés pour leur habileté. Salomon voulait construire à Yahveh un temple aussi important que celui de Melqart, Dieu de Tyr.

Le Temple de Melqart n'était pas le seul sujet d'admiration des anciens. Le commerce de Tyr, son industrie, sa beauté émervellaient les contemporains. La Bible la loue dans ces termes: "Ton empire s'étend par-delà l'Océan. Tu portes ton commerce dans les îles lointaines" ... Allusion aux comptoirs phéniciens parsemés dans toute la méditerranée: Carthage qu'elle fonda, Marseilles, Cadix, etc... Plus loin, elle parle de son industrie: "Par l'abondance de tes richesses, tu enrichissais les rois de la terre", allusion à ses industries de la pourpre et de la verrerie. Et enfin s'agissant de sa beauté: "Tyr, c'est toi qui as dit: Moi, je suis parfaite et belle... Tes constructeurs ont parchevé ta beauté."

Mais elle connut aussi la colère de Jéhovah: "Voici, dit le Seigneur, j'en veux à Toi, Tyr. Et je ferai monter contre toi plusieurs nations, comme la mer fait monter ses flots". C'est que Tyr était aussi une place forte: elle constituait, de par sa position géographique, un point stratégique de grande importance qui, malgré la malédiction de Jéhovah, sut résister par la qualité de ses défences et par le courage de ses habitants aux plus grandes invasions: Elle tint en échec l'armée assyrienne de Nabuchodonosor pendant treize ans, alors que le reste de la Phénicie s'était rendue depuis longtemps: et si elle finit par se rendre à Alexandre en 332, elle le fit au bout de sept mois, et seulement après que celui-ci eût fait construire une digue qui unissait l'île à la terre. Elle avait été la seule ville à avoir tenu tête au jeune conquérant, et elle paya cher son arrogance: ceux de ses habitants qui ne moururent pas pendant la bataille, furent mis en croix aux portes de la ville.

Au début de l'ère chrétienne, elle fit partie de l'Empire Romain. C'est la Tyr de cette époque que l'on voit exhumer: un premier chantier est constitué d'une nécropole romaine et byzantine, bordée de sarcophages de marbre sculpté, la plupart représentant des scènes tirées soit de l'Odyssée, soit du mythe de Phèdre. A gauche de cette nécropole qui rejoindra bientôt l'ancienne ville, s'étend un hippodrome, l'un des plus importants et des plus grands du monde romain. Cette ville, située en arrière plan du "port égyptien", c'est à dire du port Sud, et qui constitue le second chantier, est traversée par une rue flanquée de portiques, entourée de thermes, d'un marché, d'un théâtre dans lequel avaient lieu tous les cinq ans l'équivalent des jeux olympiques, les jeux actiaques.

Enfin une cathédrale de l'époque des Croisés, constitue le troisième chantier. Cette cathédrale est construite avec des matériaux de récupération, principalement des colonnes en granit rose d'Assouan. Sous cette cathédrale, ou dans les environs immédiats, les archéologues espérent trouver le temple de Melqart.

# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:29

Modifié le mardi 24 juillet 2007 14:46

KaNa (ma belle ville ou j'habite)

KaNa (ma belle ville ou j'habite)
CANA: du Liban sud, à 12 km au sud de Tyr

Ce nom cananéen : qanah, veut dire « roseau » (terme qui évoque soit l'arbuste qui croît près de la source et présentant des cannelures comme dans les cannes à sucre..., soit une mesure de longueur obtenue de ces cannes à cannelures et pouvant mesurer 1m ou 1m et demi.

Ce nom est devenu célèbre à cause du premier miracle de Jésus raconté dans les évangiles : Jean 2/1-11 (il y changea l'eau en vin).

Mais il y a plusieurs villages ou sites qui portent ce nom, tel « Nabe el qanah (la source du roseau) au dessus de Mayrouba au Kesrouane. Et en Palestine : Qanah, un torrent entre Ephraïm et Manassé, cité en le livre de Josué 16/18 et 17/9 ; un Qanah Il Jalili, à 14 Km au Nord-Est de Nazareth, dit aujourd'hui « Hirbèt Qanah », dont la tradition affirme que c'est le village du miracle « puisque Nathanaêl en était originaire : Jean 21/2 après jean 1/45-50 » ; il y a un autre Kafr Qanah sur la route de Nazareth a Tibériade, qui prétend lui aussi à l'honneur du dit miracle.

Et il y a enfin, notre Qanah du Liban, qui y prétend aussi et en offre des "preuves" (sculptures de roches, sanctuaire où se maintient cette tradition, écrits anciens et médiévaux qui l'habilitent). On l'appelle de ce fait: Qanah Il Jalili, et notre grand poète Said AKL de Zahlé l'a chanté magnifiquement: "Le Christianisme est "né" chez nous au Liban" (selon Jean 2/11, ses premiers disciples!)

Ce gros village est en territoire phénicien sur le versant méditeranéen, bien qu'il ait été mentionné comme faisant partie de la tribu israélienne de ASHER (8ème fils de Jacob, de la servante Zilpa donnée à Léa par Laban: Genèse 46/17-18) qui s'adjugea tout ce versant jusqu'a Sidon-la Grande: Josué 19/28. Les listes égyptiennes des routes de commerce et de randonnées militaires, le mentionnent dès le 17ème s. av. J.C. Sa richesse est à base agricole (arbres fruitiers).

2000 habitants, en majorité chiites, une mosquée et une église roum-catholique, sous le protectorat de la F.I.N.U.L (Fidji)... a été victime d'un massacre de la part des Israéliens lors d'une manifestation populaire: il s'agissait d'un acte de l'opération israélienne dite "Raisins de la colère" contre le Hezbollah libanais entre le 15 et le 27 avril 1996; ce bombardement du 18 avril sur quelque 350 civils libanais, fit 112 tués et 130 blessés principalement des enfants, des femmes et des vieillards. Des funérailles nationales furent organisées et un cimetière particulier fortement aménagé en marque le souvenir.

Le Père Boutros DIB dans son Histoire des Maronites, 1985, prétend établir scientifiquement que ce "Qanah" dans "le territoire de Sidon la Grande" est bien celui du miracle de Jésus: p. 217 - 223. Il cite l'historien ecclésiastique Eusèbe de Cesarée (mort en 339 ap. J.C.) qui, lui, n'en donne qu'une simple affirmation: "Cana, voisine de Sidon la Grande". Le P. Boutros DIB affirme que Hirbèt Qanah n'existait pas au temps de Jésus". Qu'il y ait eu des Juifs en cette bourgade éloignée "sur les pentes phéniciennes proches de Tyr" parait vraisemblable: ils avaient été disséminés dans toutes les villes des empires orientaux: on les appelait "les Juifs de la diaspora". Saint Jérôme ne fais aucune objection à cette localisation "à Qanah de Sidon la Grande du livre de Josué", petit village de la Galilée des Nations". Peut être alors que Nathanaêl qui était de Qanah Il Jalil avait invité Jesus et ses amis à un repas de famille comme le fera Saint Mathieu et c'est alors que Jesus fait le miracle, même si cela parait loin de Nazareth - Mais on marchait beaucoup en ce temps là. Un passage de l'histoire de Flavius Josèphe (l'an 67 ap. J.C.) le montre « descendant de Qanah en Galilée vers Tibériade avec deux cents hommes; il lui fallut toute une nuit », qui suppose une distance de 70 ou 80 km, distance justement de Qanah Il Jalil à Tibériade... . Quand Jésus se retire loin des Juifs qui le poursuivent : Matthieu 15/21 « il se retira dans le pays de Tyr et de Sidon » et Marc 7/24, 31, « Qanah » n'est pas mentionné comme on pourrait s'y attendre, alors qu'en Jean 4/46 Jésus revient de Judée en Galilée : 4/47 et non en Phénicie ! 4/54. Cette disposition providentielle marque que Jésus n'attache pas d'importance à des lieux définis : Jean 4/21, "Ce n'est ni à Jérusalem ni à Garizins que Dieu sera loué; mais en esprit et en vérité"

# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:31

Modifié le mardi 24 juillet 2007 16:52

JoUnié..

JoUnié..
no comment ..la beauté de nos plages ..

# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:34

Modifié le mardi 24 juillet 2007 14:45